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Soirée de Poche #54 : Damien Rice

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Ce sera la dernière Soirée de Poche de l’année, une Soirée de Poche à l’ancienne avec un artiste que l’on suit depuis des années, et que l’on a déjà filmé dans le cadre de l’incroyable Michelberger Music Festival l’an passé à Berlin.

Seul, à la guitare, l’Irlandais Damien Rice viendra en effet donner le concert le plus intimiste possible pour une poignée de chanceux réunis dans un appartement parisien pour notre 54ème Soirée de Poche qui aura lieu le mardi 12 décembre.

Pour assister à la soirée, le principe est simple : envoyez un mail avec pour sujet “Soirée de Poche 54″ à blogotheque@gmail.com avant 18h demain, vendredi 8 décembre. Soyez créatifs, on aime les déclarations d’amour et on aimerait surtout savoir pourquoi vous chérissez la musique du copain Damien. Oh, et n’oubliez pas de nous dire si vous voulez 1 ou 2 place(s). Un tirage au sort sera effectué par la suite et les gagnants seront prévenus par mail dans la foulée.

AFFICHE

Soirée de Poche #53 : Benjamin Booker

On lui en a fait faire de drôles de trucs à Benjamin Booker, à commencer par le faire sauter dans une benne à ordure, guitare à la main, pour jouer “Have You Seen My Son?” pendant qu’une joyeuse équipe de la voirie le poussait à travers les rues de Bagnolet à la fin de la brocante dominicale. Plus tard, c’est dans un tout autre paysage qu’on a retrouvé l’Américain pour une reprise crève-coeur de “I’d Rather Go Blind” d’Etta James perché dans les montagnes suisses, au pied du chalet de Claude Nobs, le fondateur du Montreux Jazz Festival.

Cette fois-ci, c’est à Paris que nous retrouverons, en duo et en semi-acoustique, celui dont le sourire est capable d’illuminer une pièce en quelques secondes, et dont la rage, live, galvanise en un instant, pour notre 53ème Soirée de Poche qui aura lieu le jeudi 16 novembre dans un lieu tenu secret.

Pour assister à la soirée, le principe est simple : envoyez un mail avec pour sujet “Soirée de Poche 53″ à blogotheque@gmail.com avant 23h59 demain (on aime la précision), mardi 14 novembre. Soyez créatifs, on aime les déclarations d’amour et on aimerait surtout savoir pourquoi vous chérissez la musique du copain Benjamin. Oh et n’oubliez pas de nous dire si vous voulez 1 ou 2 place(s). Un tirage au sort sera effectué par la suite et les gagnants seront prévenus par mail dans la foulée. 

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alt-J – part two

>> alt-J – part one <<

C’est une des chansons les plus produites du troisième album d’alt-J, Relaxer, un titre pas évident à adapter en acoustique. Le trio anglais s’est pourtant prêté au jeu de la déconstruction dans cette seconde partie du Concert à Emporter que nous avons tourné avec eux en juin à Rouen (la première partie est par là) pour jouer une version inédite de “Deadcrush” – un morceau au drôle de groove qui, comme “3WW”, repose sur de nombreux virages, vagues et fluctuations.

Jaws Of Love.

On a bien du mal à cacher notre amour éternel pour Local Natives et ses adorables membres. Pour preuve, nous les avons déjà filmé en Concert à Emporter une foisdeux foistrois fois, quatre fois (vous vous souvenez du saut de l’ange de Taylor dans le canal St Martin ?), en Soirée de Poche et en session dans le désert pour une reprise de Johnny Cash.

Alors quand Kelcey nous a appelé pour nous proposer de filmer quelques titres de son projet solo, Jaws Of Love., on n’a pas hésité une seconde. Et c’est dans un bar de Bagnolet, un après-midi brûlant, qu’on a laissé l’Américain dérouler ses titres au piano, sans artifices.

 

alt-J – part one

“3WW” n’est pas une chanson. C’est une chanson dans une chanson, dans une chanson, dans une chanson. Un titre avec de multiples couches, avec des détours, des changements de rythme, de ton, de couleur, de texture. Plusieurs voix aussi. Et c’est un peu devenu la spécialité d’alt-J et de leur producteur – le génial Charlie Andrew – qui, depuis la sortie de leur premier album, An Awesome Wave, sont passés maitres dans la fabrication de puzzles pop tortueux : les pièces sont là, étalées devant nous, mais il est presque toujours impossible de savoir à quoi va ressemble le dessin une fois tous les morceaux assemblés.

Tourner un Concert à Emporter avec alt-J sur ce morceau était un défi. Visuel d’abord, parce qu’il fallait éloigner la batterie de Thom Green pour qu’elle n’interfère pas avec les autres instruments, tout en gardant la cohérence du trio. Parce que la longue intro du titre et ses nombreux virages demandaientt une bonne dose d’imagination dans l’espace clos qu’est l’Aitre de Saint-Maclou, cet ancien cimetière du XVIe de Rouen.

C’était aussi un défi sonore. La musique d’alt-J prend tout son sens si on en garde les nombreuses couches, si on y entend cette grandeur jamais écrasante, et si on se fait emporter par sa sombre beauté, aspirer par les changements permanents de direction. Comment garder cette sensation en acoustique ? L’ambisonic, une technique d’enregistrement sonore “en 3D” qui permet de se sentir immergé dans une chanson, elle-même immergée dans un lieu – une sorte de VR sonore qu’Etienne, notre réalisateur son, a ici employé pour la première fois.

Ce Concert à Emporter marquait aussi des retrouvailles acoustiques avec un groupe que l’on regarde grandir depuis maintenant cinq ans, et une réponse à celui que nous avions tourné avec eux en 2012 sur un banc de Montmartre : bucolique, certes, mais surtout, organique, entouré de la vie d’une ville qui accueillait ce soir là leur retour sur scène et le début d’un nouveau chapitre pour alt-J.

 

Lenparrot

Certains noms voltigent alentour, apparaissent par intermittence dans nos boites mails, sur des posts de-ci de-là, sur un Soundcloud écouté trop distraitement, sur une ou deux collaborations qui piquent la curiosité, comme autant de signes préparant le jour où une proposition de Concert à Emporter vient concrétiser le tout et se présente comme l’occasion rêvée de rattraper une attention trop légère.

Bien nous en a pris, pour le coup. Lenparrot mérite une oreille attentive, et lors de ce Concert à Emporter, pas besoin de se faire prier. Sa voix profonde attrape, intrigue, et laisse tout de suite deviner, par de subtiles montées, qu’elle est capable de monter bien haut. Elle le prouve avec élégance sur ‘Ur Boat’, morceau joliment schizophrène, les pieds bien au sol et la tête dans les étoiles, qui finit comme une valse espiègle.

The National, Bon Iver & Lisa Hannigan @ Cork Opera House

C’était un festival pas comme les autres. Un festival où tout ne s’est pas passé dans une salle, à une heure définie, mais où se sont succédés, pendant trois jours, à Cork, en Irlande, des dizaines de concerts secrets, de collaborations, de croisements entre les musiques actuelles, contemporaines, la danse, le théâtre et la performance (oui, on a vu l’acteur Cillian Murphy – qu’on avait interviewé il y a quelques temps sur la Blogo – réciter un texte de l’auteur irlandais Enda Walsh, accompagné par les deux frères Dessner en impro, à la guitare).

On se souviendra donc longtemps du festival Sounds From A Safe Harbour, et notamment des trois concerts exceptionnels qui ont eu lieu au Cork Opera House les 14, 15 et 16 septembre. On y a vu la gloire locale Lisa Hannigan interpréter ses titres au côté du National Symphonic Orchestra de la RTÉ, Bon Iver jouer en trio, accompagné par une chorale, Fionn Reagan, Aaron et Bryce Dessner de The National, et The National donner le premier concert de sa tournée européenne avec un choeur composé entre autre de Mina Tindle et de Halo Maud, et Justin Vernon de Bon Iver.

La bonne nouvelle, c’est que nous avons filmés ces trois concerts pour ARTE Concert, et qu’ils sont à revoir maintenant ci-dessous.

The National

Bon Iver

Lisa Hannigan et le RTÉ National Symphonic Orchestra

Un immense merci au festival Sounds From A Safe Harbour et au Cork Opera House pour leur accueil et leur bienveillance.

Shame

On les avait manqué au Great Escape l’an passé, à notre grand désarroi, mais on s’était vite rattrapé au Pitchfork Paris la même année. Ce qui nous avait frappé chez eux, hormis le punk qui suintait de tous leurs pores, c’était leur habilité à écrire et jouer des morceaux aussi bruts que travaillés ; leur don pour se rouler par terre et jeter leurs chemises au feu sans perdre de vue une certaine idée d’un rock mélodique, construit, qui ne se répète par miracle jamais.

Car si les cinq (très) jeunes garçons de Shame brûlent la chandelle par les deux bouts sur scène et ne s’embarrassent pas de politesses, ils savent aussi écrire des chansons-hymnes qui collent aux baskets et galvanisent les foules, des lignes de basse qui rendent fou, des riffs de guitares qui hérissent les poils – le tout mené par un chanteur d’à peine 20 ans au charisme renversant.

Autant dire que l’on n’a pas longtemps hésité à inviter ces sales gosses à prendre d’assault notre 52e Soirée de Poche à la Brasserie Gallia cet été, entre deux fûts de bière et deux orages.

“Il risque de pleuvoir pendant le show les gars.”
“Oh tu sais, nous, on s’en fout, on est Anglais.”

Punk is not dead, comme on dit.

Shame seront en concert le 1er décembre au Point Ephémère.